Philosophie
Peintre contemporain dont les sources d’inspiration trouvent leur origine dans les formes d’élémentarité immémorialement connues de l’homme : le paysage, la terre, l’espace et les formes de matérialité de l’Histoire. De ces foyers créateurs, il découle plusieurs séries d’expressions picturales et artistiques, dont la dernière intitulée « Aux sources de l’idée », qui transpose les idées sur le support de la matière, à travers la justesse du geste pictural.
Démarche artistique
Les insulaires partagent comme passion commune l’histoire de leur ile. Mon expression picturale trouve sa définition dans la consignation des émotions puisées dans le monde méditerranéen et ma terre, riche de passion et lumineuse.
Apprendre à se connaître est le premier acte afin de transcrire au plus juste, au plus près, au plus sincère, les troubles positifs venus pour la plupart du plus profond de mes souvenirs, mes huiles sur toiles créées en formes, couleurs et empâtement reflètent la Méditerranée, la matière qui les compose est l’Histoire, l’architecture serait hellénique.
L’écriture abstraite s’est imposée à ma personne en correspondance à mon état d’esprit. Au travers d’elle je capte, l’essence, l’esprit d’une idée, d’un vécu en y exprimant toute ma sincérité.
La Mémoire Sédimentée.
« Ma peinture est une exploration de la mémoire, un pont tendu entre mes souvenirs d'enfance et l’histoire immuable des villages corses. À la manière de l'écriture de Claude Simon, je conçois mes toiles comme une superposition de fragments : des récits familiaux, des silhouettes architecturales de granit et des ambiances qui semblent figées dans une esthétique passée.
Mon travail ne cherche pas à illustrer l'histoire de manière académique, mais à se faire le témoin d'une "chronique sensible". Je me définis comme un peintre de l'histoire du quotidien et du territoire, capturant l'âme de ces villages où chaque pierre porte la trace d'un temps révolu.
L’usage de l’huile est ici essentiel. Par sa texture et sa capacité à être travaillée en couches successives, elle me permet de traduire physiquement l'épaisseur du temps. Je cherche, par le jeu des transparences et des empâtements, à faire resurgir une lumière propre à mes souvenirs, entre réalisme historique et vision onirique. En peignant ces lieux, je tente de sauvegarder une mémoire qui s'efface, transformant l'intime de mon enfance en un récit universel sur la persistance des racines. »